
Google a ouvert le 27 octobre 2026 les candidatures de son programme Registered App Stores, selon Ars Technica. Ce dispositif permet à une boutique d'applications tierce d'obtenir une installation en un clic, comme sur le Play Store, à partir du 1er décembre 2026.
Aujourd'hui, une boutique alternative doit d'abord obtenir l'autorisation d'installer des applications, puis faire valider chaque installation et chaque mise à jour par l'utilisateur. Avec ce programme, présenté en mars lors du règlement du conflit entre Google et Epic Games, les boutiques agréées reçoivent cette autorisation d'office, et leurs mises à jour s'installent en arrière-plan selon les réglages habituels du téléphone.
La participation reste facultative : les boutiques non inscrites continuent de fonctionner sans changement, avec les étapes de confirmation classiques. La France fait partie des pays concernés, mais pas les États-Unis, où l'accès aux boutiques tierces dans le Play Store relève d'une décision de justice distincte, rappelle Ars Technica.
Un smartphone récent obligatoire
L'installation en un clic suppose un téléphone sous Android 17 QPR2 ou une version plus récente. Cette mise à jour trimestrielle, sortie le 16 octobre, reste une bêta, et Google n'a donné aucune date pour sa version finale, attendue sur les smartphones Pixel dans les prochaines semaines selon Klynlabs.
Sur un appareil resté à une version antérieure, rien ne change le 1er décembre : chaque installation continue d'exiger une validation manuelle. Google se fonde sur le pays déclaré dans le compte de l'utilisateur, et non sur sa position géographique réelle, pour activer ou non la fonction.
Dix mille dollars par an et un contrôle permanent
Une boutique candidate doit appartenir à une organisation enregistrée, et non à un développeur individuel, et faire vérifier l'identité de son éditeur. Avant l'examen de son dossier, elle verse à Google 10 000 dollars, à renouveler chaque année, puis dépose l'intégralité de son catalogue, ainsi que chaque nouvelle application et mise à jour, dans un espace de stockage fourni par Google pour une analyse continue contre les logiciels malveillants.
Si, sur trente jours, Google repère des applications potentiellement dangereuses dans plus de 1 % des tentatives d'installation ou plus de 2 % du catalogue d'une boutique, il facture des frais supplémentaires pour nettoyer ce catalogue. À partir du 1er juin 2027, chaque boutique agréée devra en outre obtenir, puis renouveler tous les ans, la certification MASA de niveau AL2 délivrée par l'App Defense Alliance.
| Indicateur | Chiffre | Source |
|---|---|---|
| Coût d'entrée annuel pour une boutique | 10 000 dollars | Clubic, octobre 2026 |
| Date de lancement du programme | 1er décembre 2026 | Ars Technica, octobre 2026 |
| Ouverture des candidatures | 27 octobre 2026 | Klynlabs, octobre 2026 |
| Seuil de malwares déclenchant des frais | plus de 1 % des installations ou 2 % du catalogue | Clubic, octobre 2026 |
| Échéance de la certification MASA AL2 | 1er juin 2027 | Clubic, octobre 2026 |
Garde-fous et impact pour les entreprises
L'utilisateur garde la main sur chaque installation, simplement d'une seule pression au lieu de plusieurs écrans. Les règles du programme encadrent le comportement des boutiques agréées lors d'installations volumineuses ou en arrière-plan.
« ne doivent pas installer d'applications en silence sans le consentement de l'utilisateur », Google, règles du programme Registered App Stores.
Une boutique agréée n'a pas le droit de bloquer l'installation d'une concurrente ni de masquer les alertes de sécurité d'Android. En cas de manquement, retard de paiement compris, Google peut la retirer du programme après un préavis, jusqu'à correction du problème.
En entreprise, les administrateurs informatiques peuvent bloquer l'installation de ces boutiques sur les appareils qu'ils gèrent, mais Google ne précise pas s'ils peuvent aussi écarter une boutique déjà installée auparavant. Si un utilisateur désinstalle une boutique agréée, les applications qu'elle a posées restent sur l'appareil mais cessent de recevoir des mises à jour automatiques, jusqu'à une éventuelle réinstallation.
Google applique déjà un contrôle d'identité des développeurs, via son Android Developer ID API, depuis le 30 septembre sur des appareils certifiés au Brésil, en Indonésie, à Singapour et en Thaïlande, pour sept boutiques. L'entreprise prévoit d'étendre ce dispositif au monde entier en 2027.


